Tuna ban: EU squabbling, China opposed. By Anne Chaon (AFP)

DOHA — A bid to ban catches of bluefin tuna in two major fisheries ran into problems on Tuesday as European Union (EU) countries squabbled over the proposal while China was reported to be opposed to it.

 Halting cross-border trade in bluefin caught in the eastern Atlantic and the Mediterranean is headlining the meeting of the Convention on International Trade in Endangered Species (CITES), running in Doha until March 25.

 Japan, which consumes three-quarters of the global catch of this dwindling species, is campaigning fiercely against the proposal.

 But signs of cracks emerged on Tuesday within the 27-nation European Union (EU) which, with the United States, is the motion’s biggest backer.

 The EU countries finalised the position they will adopt on Thursday, when the issue comes up for discussion at CITES.

 But the result came only after “tough … difficult and even tense” talks, said French environment ambassador Laurent Stefanini.

 “Malta and Portugal wanted to reopen discussions on what had been agreed as the European stance,” said Stefanini. “The outcome (of the CITES talks) is probably going to make some member states unhappy.”

At a meeting in Brussels last week, EU nations overruled opposition from Malta to say they accepted evidence stocks of tuna in the two fisheries had crashed over the past 30 years, bringing the species to the verge of extinction.

The idea is to include fish from the Mediterranean and eastern Atlantic under CITES’ Appendix 1, although catches in the Pacific and elsewhere will still be allowed.

The EU has also asked for implementation to be postponed until a November meeting of International Commission for the Conservation of Atlantic Tunas (ICCAT), the inter-governmental fishery group that manages tuna stocks in the Atlantic Ocean and adjacent seas.

In Tokyo, meanwhile, Japanese Agriculture, Forestry and Fisheries Minister Hirotaka Akamatsu said Japan now had China’s support.

“China has not announced its stance officially, but is actively lobbying other countries to oppose” the ban, Akamatsu told reporters. “There also are countries which are neutral or wavering.”

CITES has 175 nations, around 150 of which are attending the conference in the Qatari capital.

Under its rulebook, a two-thirds majority of those voting is needed to approve a proposal, although Japan has already said it will ignore any ban.

Tokyo argues that bluefin is not facing extinction, although it acknowledges that the current size of catch is probably unsustainable. The solution, it insists, is stricter management of fisheries.

Bluefin is used especially in sushi and sashimi and can fetch more than 100,000 dollars per fish on the Tokyo market.

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10 Comments

  1. Stéphan ()

    Article from “l’express”.

    Sauvage polémique sur le thon rouge

    A la conférence de la Cites, où va se décider ces prochains jours l’avenir du commerce international du thon rouge, l’Europe peine à avancer unie face à un Japon offensif.

    Ce mardi, les Européens ont finalisé à Doha, au terme de “discussions tendues”, la position qu’ils défendront jeudi 18 mars: l’UE recommandera, au côté de Monaco, l’inscription du thon rouge d’Atlantique Est et de Méditerranée à l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction (Cites), qui en suspendrait le commerce international, avec un délai de mise en oeuvre. Mais elle exigera un “retrait” immédiat de la mesure si les expertises scientifiques montrent que “le commerce international peut continuer sans exposer l’espèce à la menace d’extinction”, souligne le document.

    Cette position, pourtant arrêtée dans son principe par le Conseil européen réuni à Bruxelles la semaine dernière, a encore donné lieu lundi 15 mars à des débats “difficiles”, selon l’ambassadeur de France pour l’Environnement, Laurent Stefanini. “Malte et le Portugal ont voulu revenir sur la position européenne et rouvrir la discussion sur ce qui avait été agréé”, a-t-il souligné.

    Après la réunion prévue jeudi après-midi sur ce dossier, les responsables de la conférence devraient désigner un groupe de travail chargé d’amender les propositions. “L’UE va alors entrer dans des discussions compliquées, redoute Laurent Stefanini. Le produit final va probablement mécontenter certains Etats membres”.

    Lundi à Bruxelles, en marge de la réunion des ministres de l’Environnement, la France avait déjà appelé l’UE à se “mobiliser” pour défendre sa position à Doha, face au “lobbyisme extrêmement efficace de ceux qui sont contre”. Notamment le Japon, qui a affirmé ce mardi pouvoir compter sur le soutien de la Chine. La guerre du thon ne fait que commencer.

    Inquiétude autour de l’effondrement du stock

    Pendant qu’à Doha (Qatar) les Etats s’étripent, d’autres passent aux actes. En France, les militants de Greenpeace viennent de cibler une vingtaine de villes dans lesquelles ils vont inviter commerçants et restaurants à ne plus vendre l’espèce. Une mobilisation citoyenne déjà amorcée par la grande distribution et relayée par les grands chefs et toques.

    En ligne de mire, la déferlante sushi. Selon l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) elle absorberait plus de 80 % de la production française de thon -soit autour de 12 000 tonnes. Une estimation à prendre avec des baguettes. Car, si on connaît bien les quotas de pêche alloués à la France, les déclarations de prises sont, elles, fluctuantes et, pour tout dire, approximatives. En fait, on ignore tout des quantités réellement capturées.

    Ce qui ne remet pas en cause le diagnostic des scientifiques concernant la surexploitation de l’espèce. Même au doigt mouillé, les captures seraient, depuis dix ans, deux à trois fois supérieures au potentiel de reproduction du stock. D’où l’inquiétude autour de son effondrement. Le mot a un sens précis. Il ne signifie pas la disparition d’une espèce mais sa raréfaction à un niveau tel qu’elle n’est plus exploitable. Un constat au coeur des passes d’armes actuelles.

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    Posted March 17, 2010 at 5:59 pm | Permalink134
  2. Stéphan ()

    Article from Switzerland

    Thon rouge: Japon et Chine alliés contre l’interdiction, affirme Tokyo

    TOKYO – Le Japon a affirmé mardi pouvoir compter sur le soutien de la Chine dans sa croisade contre l’interdiction du commerce du thon rouge d’Atlantique-Est et de Méditerranée, qui fait l’objet d’une intense activité diplomatique en marge d’une réunion internationale à Doha.

    “La Chine n’a pas annoncé officiellement sa position mais elle pratique un lobbying actif auprès des autres pays pour qu’ils s’opposent” à la suspension des exportations de ce poisson, a déclaré le ministre japonais de Agriculture et de la Pêche, Hirotaka Akamatsu, devant la presse.

    Les délégués des Etats membres de la CITES, l’organisation chargée de protéger les espèces menacées de disparition, vont ouvrir officiellement jeudi la discussion sur l’interdiction du commerce du thon rouge d’Atlantique-Est et de Méditerranée, dont les stocks ont fondu ces dernières décennies.

    Des pourparlers informels ont toutefois déjà débuté en marge de cette conférence de deux semaines au Qatar, où est abordé le sort de toutes les espèces en péril.

    “Il y a des pays neutres ou hésitants”, a expliqué M. Akamatsu, sans plus de précision.

    L’ambassadeur de Monaco, qui a déposé la proposition d’interdiction, s’est publiquement inquiété lundi du lobbying effréné du Japon auprès des pays en développement pour qu’ils s’opposent à la résolution.

    Parmi les 175 membres de la CITES appelés à voter, la principauté peut compter sur le soutien des 27 pays de l’Union européenne et d’une demi-douzaine d’autres Etats, dont les Etats-Unis. Les deux-tiers des membres présents doivent voter la résolution pour qu’elle soit adoptée.

    “Nous ferons de notre mieux” pour empêcher la suspension des exportations, a répété pour sa part M. Akamatsu.

    Le Japon s’est associé en novembre à une décision de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), au sein de laquelle 48 pays se partagent les quotas de pêche, qui a sabré de 40% les prises autorisées dans l’Océan Atlantique et en Méditerranée pour 2010 par rapport à 2009.

    L’archipel est hostile en revanche à toute interdiction totale, prônant un “contrôle de la ressource” via une pêche adaptée.

    Posted March 17, 2010 at 6:00 pm | Permalink134
  3. Stéphan ()

    Article from Belgium

    Enfin, L’avenir noir du thon rouge….c’est la Une de Die Welt avec en photo un plateau de sushi et autre maki au thon rouge.

    Et c’est loin d’être anecdotique. C’est même, à Doha, le plat de résistance de la conférence de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées. Conférence qui s’est ouvert samedi.

    Au menu donc: la chute des stocks de thons rouge dans l’Atlantique et la Méditerranée et la possible interdiction du commerce de ce poisson pêché dans ces zones et cela pour sauvegarder l’espèce.

    Mais les Japonais, qui consomment 80% des captures mondiales du thon rouge, ont promis de “tout faire” pour contrer une telle interdiction. Le pays affirme qu’il y a des moyens moins radicaux pour préserver les stocks de ce thonidé.

    Mais les japonais se font quand même du sushi Pascal!.

    Posted March 17, 2010 at 6:02 pm | Permalink134
  4. Stéphan ()

    Article from Germany

    Es geht nicht nur um Thunfisch
    16. März 2010, 04:00 Uhr

    In Doha wird auch über Haie, Korallen und Elefanten verhandelt

    Doha – Mit einem Appell für mehr Geld zum Schutz von bedrohten Tieren und Pflanzen ist die Artenschutzkonferenz in Doha eröffnet worden. “Ohne angemessene Finanzierung läuft CITES nicht nur Gefahr, wichtige Arten im Stich zu lassen, sondern auch die Entwicklungsländer, die um einen Erhalt von Flora und Fauna kämpfen”, mahnte CITES-Generalsekretär Willem Wijnstekers. Für den Schutz bedrohter Tier- und Pflanzenarten steht CITES jährlich ein Budget von fünf Millionen US-Dollar (3,6 Millionen Euro) zur Verfügung. Die Gelder müssten jedoch erheblich aufgestockt werden, forderte Wijnstekers. Aus

    CITES-Kreisen verlautete, dass der Betrag um mindestens 30 Prozent erhöht werden müsse.

    Das 1975 in Kraft getretene CITES-Abkommen ist das wichtigste internationale Instrument zum Schutz von wilden Tier- und Pflanzenarten. Die Mitgliedstaaten kommen alle drei Jahre zusammen, um über Schutzmaßnahmen zu beraten. In Doha stehen insgesamt 40 Vorschläge auf der Tagesordnung. So sollen zwei Korallen- und acht Hai-Arten in die zweithöchste Schutzkategorie eingestuft werden. Bislang werden 4460 Tier- und 28 000 Pflanzenarten in dieser Kategorie geführt. Der Handel mit von diesen Lebewesen stammenden Produkten wird streng reguliert. Der Eisbär – bislang in dieser Kategorie eingestuft – könnte wie der Thunfisch in die höchste Schutzklasse der vom Aussterben bedrohten Tiere aufgenommen werden.

    Auch der afrikanische Elefant wird in Doha wieder auf der Tagesordnung stehen. Seit 1989 ist der Handel mit dem wertvollen Elfenbein, das aus den Stoßzähnen gewonnen wird, von wenigen Ausnahmen abgesehen, verboten. Nun fordern Tansania und Sambia die Erlaubnis, einmalig Elfenbein-Bestände verkaufen zu dürfen. Andere afrikanische Staaten wie der Tschad befürchten eine Zunahme der Wilderei und sind strikt dagegen. Unterstützung erhalten sie von amerikanischen Forschern wie Samuel Wasser von der Universität Washington. Er ist ebenfalls überzeugt, dass die Handelsgenehmigung die Elefantenwilderei in allen afrikanischen Ländern verstärken würde. Im Wissenschaftsjournal “Science” forderten Wasser und einige Kollegen daher, das Gesuch abzulehnen. Weiter bemängeln sie, dass Tansania und Sambia keine transparenten Angaben über die Anzahl ihrer Elefanten machen. Um jedoch zum eingeschränkten Verkauf von Elfenbein zugelassen zu werden, müssen die Länder belegen, dass ihr Elefantenbestand gesichert ist und der Elfenbein-Handel ihm nicht schadet.

    Posted March 17, 2010 at 6:05 pm | Permalink134
  5. Stéphan ()

    Tunisia denies making activism throughout arabian countries.

    Thon rouge: la Tunisie dément
    AFP
    15/03/2010 | Mise à jour : 13:05 Réactions (3)
    La Tunisie, hostile à la suspension du commerce international du thon rouge d’Atlantique Est et de Méditerranée, a démenti lundi tout activisme pour faire partager sa position et se dit “choquée” par les accusations de Monaco.

    “Je suis choqué, tout le monde s’active. Nous avons exprimé notre position mais n’avons rien fait pour la faire partager par d’autres pays” à la conférence de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces menacées, a assuré à l’AFP le délégué tunisien à Doha, Khaled Zahlah.

    Pour M. Zahlah, expert CITES en Tunisie, “le thon rouge n’est pas l’affaire de la Convention mais celle de l’ICCAT”, la Commission internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique.

    “La Tunisie s’opposera à toute inscription du thon à l’Annexe I ou à l’Annexe II” de la Convention, signifiant pour la première une interdiction du commerce international et pour la seconde, un commerce étroitement contrôlé.

    “C’est pour nous d’abord et avant tout une problématique économique et sociale. Notre position est difficilement négociable”, a-t-il prévenu.

    La Tunisie dispose d’un quota de 1.060 tonnes de thon rouge pour l’année 2010.
    Le représentant de la principauté de Monaco, qui a déposé une proposition visant à inscrire le thon rouge à l’Annexe I de la CITES, avait indiqué s’inquiéter, lundi, du “lobbying” du Japon et des efforts de la Tunisie pour rallier la Ligue arabe contre sa proposition.

    Posted March 17, 2010 at 6:07 pm | Permalink134
  6. Stéphan ()

    Africa online from Dar Es Salaam

    Commerce des espèces menacées: La CITES va se prononcer

    Environnement – Des décisions importantes sur le commerce international du thon rouge, des requins, des ours polaires et des coraux, parmi plusieurs autres espèces seront prises lors de la 15-ème réunion de la Conférence des parties (COP15) à la Convention sur le commerce international des espèces menacées de la Flore et de la Faune (CITES), qui se tient du 13 au 25 mars 2010 à Doha, au Qatar.

    La CITES est essentielle pour s’assurer que les espèces ne sont pas menacées par le commerce international, a déclaré Sue Mainka, Chef de la délégation de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

    “Par des lois et réglementations rigoureuses, le commerce international des espèces menacées peut être contrôlé durablement. Les décisions prises par la CITES sont importantes puisqu’elles n’ont pas seulement une influence sur notre environnement, mais également sur notre économie et les conditions de vie des populations”, a ajouté Mme Mainka.

    Cette dernière conférence se tient durant l’Année internationale de la biodiversité et va contribuer de manière significative aux efforts de préservation de la biodiversité et de contrôle de la tendance actuelle à la destruction de la biodiversité.

    La CITES a été adoptée en 1975 et compte actuellement 175 parties.

    L’UICN, plus ancienne et plus importante organisation mondiale sur l’environnement, va participer à la réunion pour apporter des informations scientifiques et techniques à la CITES.

    L’UICN aide le monde à trouver des solutions pragmatiques aux défis qui se posent à l’environnement et au développement.

    Elle travaille également sur la biodiversité, le changement climatique, l’énergie, les moyens d’existence de l’homme et “l’écologisation” de l’économie mondiale en soutenant la recherche scientifique, la gestion de projets sur le terrain à travers le monde et la collaboration entre les gouvernements, les ONG, les Nations unies et les entreprises pour l’élaboration de politiques et de lois et l’adoption de meilleures pratiques.

    “Une exploitation durable des espèces est essentielle pour maintenir les moyens de subsistance des communautés et une économie forte tout en s’assurant que les espèces ne soient pas menacées”, a déclaré Jane Smart, directrice du Groupe pour la conservation de la biodiversité de l’UICN.

    Selon elle, “il est particulièrement important de se rappeler ceci en 2010, année internationale de la biodiversité”.

    La CITES offre divers degrés de protection à plus de 33.000 espèces d’animaux et de plantes commercialisées, à travers un système d’autorisations et de certificats. Ces espèces sont incluses dans trois listes appelées Annexes.

    Cette année, la CITES va discuter pour savoir s’il faut ou non interdire le commerce international du thon rouge.

    Ce poisson est très prisé, une pièce en a été vendue en janvier 2010 plus de 120.000 dollars, mais la surexploitation menace cette espèce.

    Les autres espèces dont il sera discuté sont le chien de mer, qui apparaît sur les menus des restaurants au Royaume-Uni et qui est menacé de surexploitation. Il sera également décidé du sort du requin-taupe commun, encore une fois menacé d’être surexploité.

    “La COP15 de la CITES va se pencher sur plusieurs questions importantes relatives au commerce international des espèces, mais va se concentrer principalement sur les espèces marines” a déclaré Simon Stuart, le président de la Commission pour la survie des espèces de l’UICN.

    Selon lui, “le nombre d’espèces marines affectées par une pêche illégale, incontrôlée et non déclarée, ainsi que les prises accidentelles, contribuent à menacer de nombreuses espèces comme les requins”.

    La réglementation du commerce des éléphants, des tigres, des crocodiles, des antilopes, du rhinocéros africain et de l’ours polaire est également au programme de la CITES.

    Dar es Salaam – Pana 14/03/2010

    Posted March 17, 2010 at 6:10 pm | Permalink134
  7. Stéphan ()

    Article from Algeria

    Ouverture de la conférence de Doha sur cette espèce surexploitée
    Le sort du thon rouge va être tranché !

    Pour préserver le thon rouge , la conférence de Doha, qui s’est ouverte hier, sous l’égide de l’ONU examine l’interdiction de son commerce. Avec le soutien des Etats-Unis et de l’UE, Monaco devrait proposer d’interdire la pêche du thon rouge de Méditerranée lors de la réunion de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées. Les Etats participants à la conférence de Doha auront à se prononcer sur une quarantaine d’autres mesures visant à réguler le commerce d’espèces telles que les requins, les coraux. Pendant ses travaux, jusqu’au 25 mars en cours , la conférence envisagera également le renforcement des restrictions au commerce des éléphants, des tigres, de certaines antilopes, des crocodiles, du rhinocéros africain, de l’ours polaire et de l’acajou notamment. La CITES ne s’occupe pas directement de la gestion des espèces sauvages mais régule les échanges commerciaux, voire les interdit quand leur surexploitation, ajoutée à la dégradation de leur habitat, risque de conduire à leur perte. A ce jour, 34.000 espèces ont été placées sous sa protection. La Conférence des Parties (CoP) se réunit tous les trois ans, et pour la première fois depuis l’entrée en vigueur de la convention en 1975, au Moyen-Orient. Une chose est claire il sera difficile d’arracher un consensus à propos de l’Interdiction de la pêche et du commerce du thon rouge. Le Japon et l’Australie sont opposés à cette interdiction sur laquelle les 175 Etats participants sont appelés à se prononcer. Les stocks de thon rouge ont diminué de 80% depuis 1970, selon la CITES. Le Japon importe environ 80% de la quantité de thon rouge pêchée. Tokyo a d’ores et déjà prévenu qu’il ne se conformerait pas à l’interdiction si celle-ci était décidée par la Cites imputant le déclin des stocks de thon rouge à la mauvaise régulation de la pêche plutôt qu’à sa consommation massive. L’Australie, de son côté privilégie, l’idée de restrictions plutôt qu’une interdiction totale de cette pêche, dont la France, l’Espagne et l’Italie sont les principaux acteurs. En 2009, la Commission internationale pour la conservation des thons de l’Atlantique avait fixé un quota de pêche de 19.500 tonnes, mais beaucoup de poissons sont pris vivants et nourris en captivité avant d’être vendus. Les gourmets japonais sont prêts à mettre des prix exorbitants dans le thon rouge de qualité sashimi (à manger cru). Jusqu’à plusieurs centaines d’euros le kilo parfois. Résultat : nombre de pêcheurs ¯ les Français, les Espagnols, les Italiens en Méditerranée ¯ ont allègrement dépassé leurs quotas de pêches. Les écologistes estiment que les quantités pêchées ( 50 000 tonnes certaines années ) étaient au moins le double de celles autorisées en Méditerranée. Pour leur part, les écologistes estiment que la gestion adoptée par l’organisme de pêche international en Atlantique (Iccat) est insuffisante : poids minimum de 30 kg, limitation des captures à 13 500 tonnes, réduction de la flotte et de la durée de la campagne de pêche. Mais, fin 2009, une campagne d’observation aérienne a révélé que la population des jeunes thons rouges a doublé par rapport aux années précédentes. Les restrictions semblent faire de l’effet. Les pêcheurs plaident donc pour que l’on ne tue pas hâtivement leur métier. Le compromis s’annonce ainsi difficile.

    Dalila B.

    Posted March 17, 2010 at 6:12 pm | Permalink134
  8. Stéphan ()

    One more from Switzerland

    CITES: “Si le thon rouge est menacé, arrêtons la pêche”

    DOHA – “Si l’avenir du thon rouge est vraiment menacé, arrêtons de le pêcher!”, a estimé mercredi le chef de la délégation japonaise à la conférence de la CITES à Doha, Masanori Miyahara, dont le pays s’oppose à une suspension du commerce international qui sera examinée à partir de jeudi.

    Premier importateur mondial de thon rouge d’Atlantique-Est et de Méditerranée, le Japon s’oppose à l’inscription de cette espèce commerciale, prisée pour la confection des sushis, à la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES) jugeant que ce n’est pas le bon outil de régulation.

    La conférence de la CITES doit commencer d’examiner jeudi le sort de ce poisson.

    “Nous sommes préoccupés par l’état du thon rouge et nous avons déjà exprimé notre volonté d’aller jusqu’à la suspension de (la pêche) l’an dernier à la réunion de l’ICCAT”, la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique, qui gère la pêche en Atlantique et Méditerranée, a déclaré M. Miyahara à l’AFP, en marge de la conférence de la CITES.

    “Mais c’est l’Union européenne qui s’y est opposée, pour des considérations socio-économiques”, a-t-il assuré.

    Pour lui, la CITES n’est pas le bon outil pour la conservation du Thunnus Thynnus ni d’aucune espèce marine commerciale, “car il faut prendre des mesures couvrant l’ensemble du processus, de la pêche à la commercialisation, sinon ce n’est pas juste”.

    “Seule l’ICCAT peut décréter une suspension de la pêche et des exportations”, a-t-il insisté. Or la Convention ne régule que le commerce international.

    Si ce commerce était suspendu, “les Etats-Unis et l’Union européenne pourront continuer de pêcher pour leur marché intérieur, c’est injuste”, poursuit le délégué.

    “Si on est vraiment préoccupé par l’avenir du thon rouge le mieux est d’arrêter la pêche. Mais la CITES n’apporte pas de réponse à cette question”, a-t-il insisté.

    Quant au Japon, en ce cas “aucun problème, nous pouvons arrêter”: “le thon rouge d’Atlantique-Est ne représente que 3% du thon de haute qualité consommé sur le marché japonais. Ce n’est qu’une part de nos approvisionnements pour les sushis et les sashimis”.

    (©AFP / 17 mars 2010 12h20)

    Posted March 17, 2010 at 6:18 pm | Permalink134
  9. Stéphan ()

    Switzerland again

    La CITES attablée jeudi autour du thon rouge

    DOHA – Le sort du thon rouge arrive jeudi sur la table de la CITES, dont il est l’invité de marque à Doha.

    Pour la première fois depuis son entrée en vigueur en 1975, la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction (CITES) a inscrit à son agenda une espèce marine à haute valeur commerciale.

    Les représentants de quelque 150 Etats parties à la Convention doivent envisager, sur proposition de Monaco, de porter le thon rouge d’Atlantique-Est et de Méditerranée à l’Annexe I de la CITES, où il rejoindrait les tigres et les rhinocéros, qui interdit tout commerce international afin de prévenir l’extinction d’une population.

    Pour Monaco, l’argument est limpide: “Si nous propososons l’Annexe I, c’est que nous sommes parvenus au niveau où l’effondrement du stock est inéluctable”, indique son représentant Patrick Van Klaveren. Il rappelle que cette proposition se fonde sur les constats scientifiques de la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation, et de l’ICCAT, la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique, qui réunit les pays pêcheurs.

    “Laissons cette espèce tranquille cinq ou dix ans pour se donner une chance d’éviter la catastrophe annoncée”, insiste-t-il.

    Le thon rouge bénéficie même d’un engagement personnel du Prince Albert II de Monaco qui, dans un message à la CITES, brandit “la menace de voir bientôt s’éteindre cette espèce ancestrale”.

    Monaco est appuyé par les Etats-Unis et par l’Union européenne qui, quoique divisée sur le dossier, s’entend pour réclamer une mise en oeuvre différée de la mesure jusqu’aux nouvelles analyses scientifiques de l’ICCAT en novembre.

    Une petite dizaine de pays ont également apporté à ce stade leur soutien à Monaco, confronté en revanche à l’hostilité du Japon, premier importateur mondial, soutenu par de nombreux pays d’Asie, et de la Tunisie, tête de file des pêcheurs nord-africains.

    “Si l’avenir du thon rouge est vraiment menacé, arrêtons de le pêcher”, juge le chef de la délégation japonaise à Doha, Masanori Miyahara, pour qui la CITES n’est pas le bon outil.

    Le Japon ne nie pas que le thon soit en difficulté, mais préfèrerait que son sort reste réglé par les professionnels de l’ICCAT. “Il faut prendre des mesures couvrant l’ensemble du processus, de la pêche à la commercialisation”, explique M. Miyahara.

    “Rien n’est gagné”, confiait cette semaine le représentant monégasque en observant les couloirs de Doha, où une diplomatie frénétique s’est engagée autour du thon, mélange selon lui “de mauvaise foi, d’une certaine irresponsabilité et de beaucoup de méconnaissance”.

    Le Japon, arrivé en force – une trentaine de délégués selon M. Miyahara, et près de 80% des journalistes accrédités selon la CITES -, déploie beaucoup d’attentions à l’égard des représentants africains notamment. La Tunisie est soupçonnée de soigner les représentants de la Ligue arabe, quoiqu’elle s’en défende.

    Faute d’accord probable jeudi, la CITES devrait désigner un groupe de travail chargé d’amender la proposition monégasque. L’UE risque alors “d’entrer dans des discussions compliquées”, redoute le responsable français, Laurent Stefanini.

    L’Australie milite déjà pour une inscription à l’Annexe II, qui autoriserait un commerce régulé. La délivrance de quotas de pêche reviendrait alors à l’ICCAT et maintiendrait par conséquent le statu quo, s’inquiète Monaco.

    Sur son site, le ministre australien de l’Environnement Peter Garrett fait valoir que l’Annexe I “autoriserait les pays à pêcher pour eux-mêmes et n’empêcherait pas l’UE, considérée comme une seule entité, de continuer de commercer entre ses membres”.

    Posted March 17, 2010 at 8:18 pm | Permalink134
  10. Stéphan ()

    From “le nouvel obs” (France)

    Le sort du thon rouge de l’Atlantique suspendu au vote des participants à la réunion de la CITES à Doha

    Un litige entre l’Asie et les Occidentaux sur le sort du thon rouge de l’Atlantique prisé par les amateurs de sushis a jeté une ombre sur la réunion de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), qui s’est ouverte samedi à Doha, au Qatar.

    Les 175 pays signataires de la Convention doivent s’entretenir de nouvelles propositions en matière de réglementation du commerce d’un certain nombre d’espèces animales et végétales, dont une interdiction du commerce international du thon rouge de l’Atlantique à laquelle est particulièrement opposé le Japon.

    Les stocks de thon rouge sont en baisse en raison de la surpêche et d’une demande croissante, particulièrement dans l’Atlantique. Un nombre croissant de gouvernements à travers le monde soutient l’idée d’une interdiction complète du commerce de cette espèce menacée dont environ 80% de la pêche finissent au pays du Soleil levant.

    Le secrétaire général de la CITES Willem Wijnstekers a déclaré cette semaine à l’Associated Press que le soutien en faveur de l’interdiction allait croissant, et qu’il avait bon espoir que la mesure, dont l’adoption requiert les deux tiers des voix, soit approuvée au cours des deux semaines de réunion.

    Les Etats-Unis ont apporté leur soutien à la proposition la semaine dernière. Nombre des pays européens ont également exprimé leur soutien, bien que la France et la commission européenne aient approuvé un compromis pour repousser l’interdiction jusqu’en 2011.

    Le Japon a fait savoir qu’il ne tiendrait pas compte de l’interdiction. La question essentielle est de savoir si d’autres pays ayant une industrie de la pêche rejoindront les autorités nippones. AP

    Posted March 17, 2010 at 8:21 pm | Permalink134

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